Dans son travail et tout en suivant la voie tracée par les ancêtres, Abou Traoré dépasse les automatismes de l’artisanat local pour remettre en question et élargir sa pratique du bronze en direction de la création artistique.
Son travail repose sur une recherche autour de la tradition Bobo de l’esprit des masques issue des animaux et d’un syncrétisme moderne et contemporain.

Par son travail, il cherche à apaiser les tensions et à rappeler les valeurs du vivre ensemble, de la tradition et du respect de l’environnement.

A partir de petites esquisses en cire, support à la réflexion et au cheminement artistique, il cherche, se dépouille et réfléchie en volume.
Son inspiration se construit dans ce processus manuel. Elle tourne autour de l’esprit de l’animal et comment passer de cette représentation schématique à l’abstraction.

Il a partagé sa technique et son approche avec de nombreux artisans bronziers de Bobo-Dioulasso et il a donné l’élan artistique à de jeunes artistes.
Il poursuit ses recherches dans le plaisir de faire ce métier, tout en rappelant qu’il ne connait rien et continue à apprendre.

Abou Traoré affirme la nécessité de rester présent au Burkina-Faso pour travailler et développer un art spécifique ancré dans son territoire.


Abou Traoré travaille le bronze à la cire perdue de manière traditionnelle.
Il suit et réalise chacune des étapes de la production de l’œuvre.
Chacune de ses pièces sont donc uniques. Parfois certaines ont pu être déclinées, au maximum trois fois.


Avant de trouver sa singularité, Abou a travaillé dans une recherche artisanal au sein de l’atelier de son père, Bassina Traoré.

Ci contre, photo de Bassina Traoré


Petit à petit, il a tracé une voie différente pour se tourner vers la création contemporaine.

En illustration, bronzes d’avant 1990.
Ci-contre : Arbre de vie


Quelques photos de Abou Traoré et de l’atelier dans les années 1980.

  • Galerie la PRIMAIRE / Suisse – 1987
  • Musée Provincial du HOUET – Bobo-Dioulasso / Burkina-Faso – 1990
  • Château de Rolle / Suisse – 1991
  • Centre Culturel Henri MATISSE – Bobo-Dioulasso / Burkina-Faso en 1992-1993-1995-1998

Rapidement, il trouvera un fil rouge à explorer.
En 1994, il participe à la deuxième édition de Ouag’Art, évènement autour des arts plastiques mis en place par le Centre Culturel Français de Ouagadougou (CCF) grâce à son directeur Guy Maurette.


Quelques photos de l’atelier dans les années 1990


En mars (Burkina) et juin (France) 2001, il participe au Symposium de sculpture organisé par l’Ass. Terre Blanque

« Les œuvres qui ont été exposées lors de cet événement ont été réalisées lors du premier symposium de sculpture qui s’est déroulé du 7 au 24 mars 2001 à l’Espace Yelen de Bobo Dioulasso. Cette rencontre organisée par deux associations partenaires « l’ASPAH » (Bobo Dioulasso) et le CCA Terre Blanque (France) a réuni douze artistes français et burkinabé autour d’une thématique commune : l’amour et la mort.
Le choix du thème n’est pas anodin, l’amour et la mort ne sont ils pas les fondements de l’art pour toutes les sociétés humaines ? Notre parti pris est de requestionner l’art à partir des sources qui ont permis son émergence. Nous avons donné la parole aux artistes sur cette question, considérant qu’ils représentent les médiateurs, les visionnaires de notre temps.
Leur pensée matière donne des pistes de compréhension du monde qu’il serait intéressant de prendre d’avantage en compte pour éclairer l’avenir. »

avec Alassane Drabo, Saliou Traoré, Tidjane Sekou Traoré, Michel Bonnal, Marianne Catroux, Sidikiba Camara, Linda Shepard, Nadine Debay, Rev’ilo, Abou Traoré, Takité Kambou et Michel Sam

Président de l’ASPAH : Dah Dieudonné
Coordonnateur Burkina Faso : Yoni Richard
Coordonnatrice France : Stéphanie Amiot

L’amour et la mort sont deux choses qui vont ensemble, c’est comme une bobine de tisserand, elles sont liées.
Selon le déroulement de la vie, « Mogo bito dia nan co ra »
ou « si on aime quelque chose on peut mourir pour ».
Si deux personnes s’aiment, elles sont prêtes à mourir pour l’amour de l’autre.


Quelques photos à partir des années 2000


  • Espace Tiphaine Bastille et Elisabeth Mouillé « Les afriques » exposition collective du 5 au 31 décembre / France – 2001
  • Hotel Sarakawa Gallery – Lomé / Togo – 2002
  • Galerie Térang’art Dakar / Sénégal – 2002
  • International Salon of Arts and Crafts – Ouagadougou / Burkina-Faso – 2004
  • Galerie des Champs à La Pierre – Isère / France – 2007
  • A la Jonquille – Genève / Suisse – 2008
  • Biennale de Dakar avec Terang’art mai et juin / Sénégal – 2008

Il poursuit ses recherches et on peut le suivre sur cette exposition au CCF de Bobo Dioulasso en 2008



  • Exposition permanente à la Galerie Diversity / Cote d’ivoire – 2012
  • The Atlanta AKWABA Arts Festival, novembre / Ghana – 2012
  • « Bobo ville ouverte, l’Institut français de Bobo-Dioulasso et Abou Traoré » invitent les Dplacés octobre et novembre 2014 / Burkina-Faso

Vue de l’atelier-boutique en 2014


En 2015, la Cie de danse Lanabel, introduit une vingtaine de bronze d’Abou Traoré dans la scénographie de la pièce chorégraphique ATROPOS.

La vidéo de la création
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