Né le 1er janvier 1960 à Bobo-Dioulasso au Burkina-Faso, alors Haute-Volta, Abou Traoré est issu d’une lignée de forgerons sculpteurs / fondeurs.
Il hérite de la technique de la cire perdue par son père, Assane Traoré et commence sa formation dès l’âge de 10 ans dans l’atelier familial.

Il fond et sculpte en son nom depuis 1983, année où il a imposé une rupture avec le productivisme qui régnait dans l’atelier familial.
Son originalité plastique met en évidence un artiste créateur et le fait remarquer par le Centre Culturel Français de Bobo-Dioulasso qui l’exposera plusieurs fois.

En 1990, il remporte le 1er Prix de la Semaine nationale de la culture, SNC Bobo-Dioulasso.
En 1991, il est remarqué par Pierre Gaudibert qui le citera dans son livre « Art africain contemporain ».

Dès 1994, il participe à de nombreuses rencontres artistiques en France ainsi qu’au Togo à Lomé (Asso. Ewolé)

En mars 2001, il participe à un symposium avec des artistes du CCA Terre blanc (France) à Bobo-Dioulasso. Cette rencontre réoriente son travail vers une plus grande abstraction.
A partir de 2002, il participe à plusieurs reprises à la Biennale de Dakar .
Il vend régulièrement ses œuvres à des collectionneurs africains et européens.

L’Etat burkinabè lui a fait plusieurs commandes publiques.

En 2012, il est repéré par la Galerie Deneulin qui intègre son travail au sein d’une création de la Cie Lanabel puis promeut son travail en organisant notamment des expositions dans la région Rhône-Alpes.